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    >Modules > Religions grecque et romaine : notions et méthodes > Le terme de "religion" > Dire la "religion" à Rome

    Tibulle et les auteurs du corpus tibullianum, Élégies, III, 5, 5-14

    (trad. M. Ponchont, 1968)

    Contexte : Le poète Lygdamus est proche de la mort et prie la déesse Perséphone de l’épargner, en affirmant n’avoir accompli aucun méfait. Ces vers donnent une idée des actes dont un homme pieux devait se garder. Certains scrupules d’ordre moral montrent que l’individu, même s’il ne doit pas rendre compte aux dieux de ses états d’âme, doit tout de même veiller à se comporter de façon correcte et à ne pas blasphémer.

    "Mais à moi Perséphone annonce l’approche de l’heure sombre : je n’ai pas commis du mal et je suis jeune, épargne-moi, ô déesse ! Ce n’est pas moi qui ai eu l’audace de tenter de dévoiler ces mystères de la déesse vénérable que ne doit pas profaner la présence d’un homme; non, ma main n’a infecté aucune coupe de sucs mortels, ni broyé des poisons pour les donner à personne; jamais je n’ai approché d’un temple des torches sacrilèges, aucun acte criminel ne trouble mon cœur, jamais mon esprit n’a été assez déraisonnable pour vouloir quereller les dieux contraires ou me pousser à les blasphémer."
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