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    >Modules > Sources écrites de l'Egypte ancienne > Les belles-lettres : reflets de la société > La poésie amoureuse

    Stances

    Stance 6

    (Elle) Cesse, oiseau, de me quereller!
    J'ai trouvé le frère dans sa chambre,
    et mon cœur est infiniment comblé!
    Nous avons dit : "Je ne m'éloignerai pas,
    ma main dans la tienne,
    Pour faire des promenades avec toi
    dans tous les beaux endroits".
    Il m'a placée comme première des belles,
    et il ne peut offenser mon cœur.

    Stance 7

    (Elle) Vers la porte extérieure je veux tourner mon visage:
    vois! le frère vient à moi!
    Mes yeux sont fixés sur la route, mes oreilles écoutent
    les bruits de pas sur le sol!
    L'amour du frère est ma seule aspiration,
    je ne me préoccupe que de lui.
    Mais mon coeur ne peut se taire : il m'a envoyé
    un messager aux pieds rapides lorsqu'il va et vient,
    Pour me dire qu'il m'a trompée :
    c'est dire qu'il en a trouvé une autre!
    Elle est en admiration devant lui; eh quoi!
    être offensée par une autre, et une étrangère!

    Stance 8

    (Elle) Mon cœur pense à ton amour,
    alors que seul un côté de mon front est tressé.
    Je suis venue en courant te chercher,
    et j'ai négligé ma coiffure;
    [J'ai dénoué] et j'ai revêtu ma perruque
    afin d'être prête à tout moment.

    Papyrus Harris 500 (5, 6-6, 2) traduction B. Mathieu, La poésie amoureuse

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