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    >Modules > Guerre sur terre et sur mer aux époques classique et hellénistique > Guerre sur mer > Les techniques du combat naval

    Xénophon, Helléniques, I, 6, 29-31

    Lors de la bataille des Arginuses (406 av. J.-C.), les Athéniens empêchent les Péloponnésiens d'effectuer le diekplous.

    "La pluie finie, au petit jour, il se dirigea vers les Arginuses, et les Athéniens prirent la mer à sa rencontre, en avançant sur sa gauche. Ils étaient déployés dans l'ordre suivant : Aristocratès, qui tenait la gauche, commandait à quinze navires ; puis venait Diomédon avec quinze autres ; en soutien d'Aristocratès se trouvait Périclès ; en soutien de Diomédon, Erasinidès ; à côté de Diomédon, les dix vaisseaux de Samos sur un seul rang, commandés par un Samien, Hippeus ; à la suite, les dix vaisseaux des taxiarques, eux aussi sur un rang ; comme soutien, les trois navires des navarques et ce qu'il pouvait y avoir encore de vaisseaux alliés. L'aile droite était tenue par Protomachos avec quinze vaisseaux, à côté de lui Thrasyllos avec quinze autres ; en soutien de Protomachos, Lysias, avec le même nombre de vaisseaux ; en soutien de Thrasyllos, Aristogénès. Les Athéniens avaient pris cette formation pour éviter une rupture de leur ligne ; car leurs vaisseaux marchaient moins bien. Les vaisseaux lacédémoniens, en face, étaient disposés sur une seule ligne et se trouvaient ainsi prêts aux manœuvres de rupture et d'enveloppement ; car ils étaient meilleurs marcheurs."
    Xénophon, Helléniques, I, 6, 29-31.
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