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    >Modules > Religions grecque et romaine : notions et méthodes > Le terme de "religion" > Le "sacré" et le "profane" à Rome

    Aulu-Gelle, Nuits attiques, IV, 9, 8-11

    (trad. R. Marache, Paris, 1967)

    "Masurius Sabinus, dans les Notes qu’il composa sur les mots d’origine latine a écrit : « Religiosus s’applique à ce qui est écarté et séparé de nous à cause de son caractère sacré, et vient de relinquere (laisser), comme caerimoniae de carere (manquer) ». (9) Selon cette interprétation de Sabinus, les temples et les sanctuaires, – parce qu’en ce qui les concerne, l’excès ne tombe pas sous la critique comme lorsqu’il s’agit de qualités dont le mérite consiste dans la mesure – sont religiosa, c’est-à-dire qu’il ne faut pas les aborder indistinctement et sans précaution, mais avec pureté et suivant un cérémonial, et ils sont à respecter et à craindre plus qu’à rendre familiers à la foule; (10) mais on a appelé religiosi les jours que nous laissons (relinquimus) pour une raison opposée, ils sont de mauvais augure et sinistres. (11) Et Térence dit : « Ce que je donne, ce sont des ‘D’accord !’. Car j’ai scrupule (mihi religio est) à lui dire que je n’ai rien »."
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