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    >Modules > Naissance et petite enfance à l'époque romaine > L'entrée dans la communauté > Rites de séparation

    Soranos, Des maladies des femmes, 2.5

    5. Comment reconnaître l'enfant qui vaut la peine qu'on l'élève.

    "Qu'elle se rende compte ensuite si l'enfant vaut ou non la peine qu'on l'élève: elle jugera qu'il est naturellemnt apte à être élevé d'après la bonne santé de l'accouchée pendant la durée de sa grossesse; en effet les maladies - et spécialement celles du corps- lèsent aussi le foetus et ébranlent les fondements mêmes de la vie en lui. En second lieu, elle notera s'il a été mis au monde au moment convenable, au mieux le neuvième mois, éventuellement plus tard, et au plus tôt le septième. Ensuite, elle vérifiera que, posé à terre, le nouveau-né s'est tout de suite mis à vagir avec la vigueur convenable; quand un enfant reste longtemps sans pleurer, ou vagit de façon insolite, on peut soupçonner que son état est dû à quelque circonstance défavorable. Elle s'assurera de la bonne constitution de toutes ses parties, de ses membres et des organes des sens, de la libre ouverture des orifices - oreilles, narines, pharynx, urètre, anus-; les mouvements naturels de chaque partie du corps ne devront être ni paresseux ni trop lâches, les articulations devront fléchir et s'ouvrir, avoir la taille, la conformation et toute la sensibilité désirables - on reconnaît ce dernier trait en appuyant simplement avec les doigts sur la surface du corps, car il est naturel qu'un corps ressente tout ce qui pique ou fait pression. Les signes contraires à ceux qui viennent d'être dits révèlent l'inaptitude." 
    Soranos, Des maladies des femmes, 2.5   
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