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    >Modules > Religions grecque et romaine : quelques thématiques > Le contact avec les dieux > Les cultes à mystères en Grèce

    Tite-Live, XXIX, 8 & 13

    (trad. A.-M. Adam)

    Contexte : Récit de l'affaire des Bacchanales en Italie, en 186 av. J.-C.

    "On confia par décret aux deux consuls ensemble l'enquête sur les associations clandestines. Au début, un Grec de naissance obscure arriva en Étrurie : il n'apportait avec lui aucun de ces arts que la nation la plus éclairée de toutes a introduits chez nous en grand nombre pour l'ornement du corps et de l'esprit; c'était un sacrificateur, un devin, et non pas de ceux qui, pratiquant leurs rites au grand jour (aperta religio), plongent les esprits dans l'erreur en prêchant ouvertement une doctrine dont ils tirent profit, mais l'officiant de cérémonies occultes et nocturnes. C'étaient des rites initiatiques auxquels, dans un premier temps, peu de gens prirent part, mais qui, par la suite, commencèrent à se propager, touchant les hommes comme les femmes. On ajouta à la pratique religieuse les plaisirs du vin et des festins, de manière à égarer un plus grand nombre d'esprits (...) Alors Hispala explique l'origine de ces rites (sacra) : ce sanctuaire avait d'abord été réservé aux femmes et l'usage était de n'y admettre aucun homme. Il y avait trois jours fixes dans l'année, durant lesquels, en plein jour, elles étaient initiées aux mystères de Bacchus et des matrones, traditionnellement, étaient désignées à tour de rôle comme prêtresses. Une prêtresse, la campanienne Paculla Annia, avait tout transformé, prétendant qu'elle obéissait à une injonction divine..."
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