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    >Modules > Religions grecque et romaine : quelques thématiques > Le contact avec les dieux > La divination à Rome

    Cicéron, De la divination, II, 72

    (trad. G. Freyburger et J. Scheid)

    Contexte : Cicéron illustre dans ce passage comment on prend les auspices à son époque. L'art d'observer le ciel, qui a caractérisé la divination des augures à l'époque de la fondation de Rome, a laissé la place à une consultation moins spectaculaire : on observe des poulets, sortis d'une cage, auxquels on offre de la nourriture. Le fait que les poulets mangent et qui laissent tomber des bribes de leur bec est considéré comme un signe très favorable (tripudium sollistimum).

    "L'officiant appelé pour cette raison pullaire a apporté les poulets (pulli) dans une cage. C'est donc cela les oiseaux messagers de Jupiter ! Qu'ils mangent ou non, quelle importance ? Cela n'a aucun rapport avec les auspices. Mais puisqu'il est nécessaire, quand ils mangent, que quelque chose tombe de leur bec et frappe la terre […], puisque donc une boulette tombe du bec d'un poulet, un tripudium parfait est annoncé à l'auspicant."
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