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    Modules > Femmes et vie publique à l'époque hellénistique > En public, au service des dieux > Femmes et festivals religieux

    Règles vestimentaires

    Quels vêtements, quelles coiffures, quels maquillages étaient critiqués par les règlements cultuels grecs?
    Le terme choisi par plusieurs d'entre eux, lôpion, désigne indistinctement une robe ou un manteau, pièces de base d'une garde-robe féminine. La pourpre, interdite par le règlement de Dymé, était la couleur d'apparat par excellence.
    Puisque les responsables d'un sanctuaire jugeaient nécessaire de limiter le poids des ornements d'or, on en déduit volontiers que certaines femmes étaient couvertes d'or, sous forme de colliers, bracelets ou broderies. L'interdiction fréquente des nattes trahit sans doute l'usage de coiffures compliquées, tressées et torsadées. Quant au fard que refuse le règlement de Dymé, il s'agit du blanc de céruse qui servait de fond de teint.

    Il semble que les femmes grecques ne se soient guère laissé impressionner par les critiques et les interdits : l'auteur antique Polémon indique qu'il a croisé dans le sanctuaire d'Artémis à Pergé des femmes vêtues de pourpre et de blanc et qui portaient de nombreux bijoux ; un bas-relief trouvé à Palmyre et qui portait encore des traces de pigments au moment de sa découverte montre des femmes assistant à une procession religieuse enveloppées dans des robes et des manteaux aux couleurs éclatantes et variées.
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