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    Modules > Reflet d'une société : les habitants d'Avenches sous l'Empire romain > Les femmes et les enfants à Avenches > Les femmes de l’élite

    Rôle public des femmes

    Rôle public des femmes en Helvétie

    Dans les élites sociales antiques, les femmes constituaient un élément-clé des stratégies familiales. En principe, les membres d’une même classe sociale se mariaient entre eux ; l'épouse possédait alors un rang social équivalent à celui de l'homme. Cependant, se rencontraient parfois des individus ambitieux et désireux d'épouser une femme de rang supérieur, susceptible par ses relations familiales de favoriser leur ascension. Ce fut le cas de Q. Cluvius Macer (cf. fiche 2.2), un nouveau citoyen romain, qui épousa une femme de très ancienne origine citoyenne, arrière-petite-fille du fondateur de la Curie d'Avenches. Lorsqu'elles servaient ainsi de tremplin social, les femmes de l’élite avaient un rôle purement passif.
    Il arrivait cependant qu'elles contribuent de façon active aux ambitions de leur famille en remplissant un rôle public.
    En Helvétie, comme dans les autres provinces occidentales de l’Empire, les seules charges publiques accessibles à des femmes étaient des prêtrises, notamment la prêtrise du culte des impératrices. Les prêtresses des impératrices (flaminiques) participaient à des processions et à des cérémonies religieuses, y jouant - comme leurs collègues masculins, les flamines - un rôle de représentation. En principe, ces femmes étaient nommées à la prêtrise en reconnaissance de services rendus à la communauté par leurs parents masculins.
    Outre Iulia Festilla à Avenches, quelques prêtresses du culte impérial sont attestées à Nyon, à Genève et en Valais.
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