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    Modules > Reflet d'une société : les habitants d'Avenches sous l'Empire romain > Les classes sociales à Avenches > Citoyens modestes et pérégrins

    Usage du latin

    La dédicace aux Suleviae (document B), gravée en latin, est constellée de fautes : on lit ainsi qui curam vestra agunt iden alors qu’on aurait dû trouver en latin « correct » quae curam vestram agunt, item. Ces erreurs témoignent de la maîtrise imparfaite de la langue latine par les dédicants, ou par le graveur lui-même, la pierre étant de très médiocre facture !
    La romanisation et son cortège de pratiques nouvelles, comme la gravure d’inscriptions, ont poussé les indigènes gaulois à s’alphabétiser et à recourir davantage à l’écrit. Les graffiti confirment ce phénomène. Les premiers graffiti connus qui proviennent d’Avenches datent de l’époque augustéenne et sont déjà rédigés en latin. Mais il faut être réaliste : seule l’élite sociale, parfaitement romanisée, maîtrisait véritablement la langue et la culture latines . Si le latin était la langue de l’administration, dans leurs rapports quotidiens les habitants de l’Helvétie romaine pratiquaient un « latin de base » et usaient d’une langue vernaculaire dans laquelle les mots gaulois dominaient.
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