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    Modules > Religions grecque et romaine : quelques thématiques > Des actes de culte > Prier les dieux en Grèce

    Thrène, péan, dithyrambe

    À côté des hymnes proprement dits, Platon évoque encore trois chants dont l'importance cultuelle est indéniable : le thrène, le péan et le dithyrambe.

    Le thrène est une plainte, une lamentation, le plus souvent funèbre. Il acquiert sa qualité religieuse par son association aux actions rituelles lors des funérailles.
    Le péan est originellement lié à Apollon, à qui le nom de Paion sert parfois d'épithète. Chant collectif, il traduit des sentiments extrêmes, de joie ou de tristesse. Sa faculté d'entraînement et d'émotion en fait un chant particulièrement prisé sur les champs de bataille. Sa forme est traditionnelle et proclame le nom de certains dieux censés soutenir, ou avoir soutenu, l'action à l'origine du chant.
    Le dithyrambe, enfin, est un chant initialement destiné au culte de Dionysos : exécuté par un chœur, il célébrait un épisode de la vie du dieu. Son ancrage cultuel s'est peu à peu modifié et le dithyrambe est devenu l'un des quatre genres dramatiques avec la tragédie, la comédie et le drame satyrique.
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