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    Modules > Famille et parenté > Statut de la femme dans la famille > Femmes en marge : veuvage, célibat

    Moeurs des jeunes gens

    Les Romains étaient féroces lorsqu’il s’agissait de protéger la pureté des jeunes filles de naissance libre; en revanche, une totale indulgence était de mise dans le cas de jeunes gens ayant des mœurs beaucoup plus libérées.
    Ainsi, l’austère censeur nommé Caton reconnut un jour un jeune homme qui sortait d’un mauvais endroit. Ce dernier était rempli de honte à l’idée d’être vu en pareil lieu, mais Caton lui dit : «Courage, enfant, tu fais bien de fréquenter des femmes de rien, et de ne pas t’en prendre à celles qui sont honnêtes!».
    On pensait généralement que l’homme ne contractait pas la souillure du sang dont la prostituée était définitivement atteinte, dans un acte où il est celui qui donne. Dans ces conditions, comment lui refuser la liberté d’aimer qui bon lui semblait, aussi longtemps qu’il ne compromettait pas une femme libre, honorable, protégée par les lois et réservée à de «justes noces»? Cependant, les amours passagères étaient aussi reconnues comme potentiellement ruineuses, destructrices des patrimoines familiaux et de la volonté des jeunes gens.

    En savoir plus :
    Grimal, P., L’amour à Rome, Paris, 1995, 117-153.
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