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    Modules > Famille et parenté > Statut de la femme dans la famille > Femmes en marge : veuvage, célibat

    Vestales

    Grâce au culte des Vestales, tout était mis en œuvre pour que l’équilibre de vie avec les dieux soit maintenu, et pour que l’âme de la cité et celle de la civilisation romaine dans le monde vive dans la flamme sacrée montant vers la divinité chaste par excellence. Le prestige moral et religieux de ce culte lui valut durant dix siècles entiers (dès la fondation de Rome vers 750 av. J.-C.) la vénération des foules et la sollicitude des gouvernants.
    Mais outre les responsabilités déjà citées, avoir ce statut spécial impliquait deux conditions particulières. D’une part, le plus grand soin était apporté au choix des candidates. Durant longtemps, seules les filles issues de parents encore vivants et d’un mariage par <i>confarreatio</i> (forme réservée à la caste des patriciens) étaient choisies; on préférait même celles dont les parents n’avaient pas été divorcés et qui vivaient leur premier mariage. Elles devaient avoir entre six et dix ans, être saines de corps et d’esprit et sans tare d’aucune sorte. D’autre part, les châtiments infligés en cas d’écart à cette fonction sacrée étaient très sévères. Si le feu s’éteignait par sa faute, une Vestale était passible de coups de fouets et le crime de non observance de son vœu de chasteté était sanctionné par la mort par flagellation, puis dès le règne de Tarquin l’Ancien, par son ensevelissement encore vivante.

    En savoir plus :
    Daremberg, Ch., Saglio, E. (Eds), Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, Paris, I –V, 1877-1919, 752-760.
    Gourevitch, D., Raepsaet-Charlier, M. Th., La femme dans la Rome antique, Paris, 2002, 210-219.
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