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    Modules > Famille et parenté > Statut de la femme dans la famille > Avortement et contraception

    Aspects juridiques de l'avortement: décès

    Quand une femme mourait lors d'un avortement, la personne qui avait préparé la potion abortive était accusée soit d'empoisonnement, soit de magie maléfique. Et l'échec d'une intervention chirurgicale était qualifié de meurtre si les moyens avaient été mécaniques. Mais la décision de poursuivre devant un tribunal appartenait au mari : c'était lui qui décidait si son épouse avait été victime d'injuria. Les textes juridiques suggèrent que généralement une amie ou une proche prescrivait le venin, bon ou mauvais. S'il la femme enceinte mourait, son aide risquait pour elle-même la répudiation, la perte de sa dot et la condamnation pénale. Il faut cependant noter que les Romains en général n'arrivaient pas à distinguer d'une manière correcte ce qui était poisons, philtres d'amour et drogues. L’étymologie latine est d’ailleurs très éclairante de ce point de vue puisque le mot potio désigne à la fois la potion et le poison.
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