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    Modules > Guerre sur terre et sur mer aux époques classique et hellénistique > Période hellénistique et poliorcétique > Cavalerie, chars et éléphants

    Emploi des éléphants dans les armées hellénistiques

    Les éléphants sont montés par un cornac qui se tient sur le cou de l'animal et le guide avec les pieds. Ils peuvent être équipés d'une tour contenant quatre hommes. Au IIe siècle av. J.-C., les éléphants séleucides semblent être cuirassés. Les auteurs antiques considèrent que les éléphants d'Asie l'emportent sur leurs homologues africains. La présence de ces pachydermes sur le champ de bataille permet de jeter l'épouvante dans les rangs des peuples qui ne connaissaient pas ces animaux. Les Galates subirent ce sort contre les Séleucides, les Romains contre Pyrrhos, roi d'Epire passé dans le sud de l'Italie avec une poignée d'éléphants. Les généraux hellénistiques confient toutes sortes de tâches tactiques à ces bêtes. Elles peuvent être déployées sur les flancs comme à Raphia, entre les différents corps de la phalange ou encore en première ligne pour briser le front ennemi comme à la bataille de Zama. Les éléphants, souvent comparé par les historiens modernes aux chars d'assaut, ne supportent cependant pas la comparaison. Sensibles aux blessures et au bruit, les pachydermes peuvent échapper au contrôle de leur cornac et se retourner contre leur camp en essayant de fuir. De plus, l'infanterie apprend rapidement à ouvrir les rangs pour laisser passer les éléphants, annulant les effets de la charge.
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