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    Modules > Guerre sur terre et sur mer aux époques classique et hellénistique > Période classique > La nouvelle donne : Thèbes et la Macédoine

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    Commentaire et contexte de la source principale

    Epaminondas, à la tête de l'armée thébaine, affronte une coalition de cités grecques dans le Péloponnèse à la bataille de Mantinée (362 av. J.-C.). Il déploie ses troupes de la même manière que lors de la bataille de Leuctres (371 av. J.-C.) en massant ses soldats d'élite au flanc gauche sur une profondeur de 50 rangs.

    " Lui cependant menait son armée les éléments de choc en avant, comme la proue d'une trière, avec l'idée qu'en faisant la brèche au point où il attaquerait, il détruirait complétement l'armée ennemie. De fait, c'est avec l'aile la plus forte qu'il se préparait à combattre, tandis qu'il refusait l'autre; il savait bien que la défaite de cette dernière amènerait le découragement chez ses hommes, et donnerait du coeur à l'ennemi. Pour la cavalerie, l'ennemi l'avait déployé comme une ligne d'infanterie, sur une profondeur de six, et sans auxiliaires à pied. Epaminondas, au contraire avait fait aussi de sa cavalerie une puissante troupe de choc, il y avait adjoint des auxiliaires à pied, avec l'idée que, une fois que la cavalerie aurait fait sa brèche, elle aurait assuré la défaite de tout ce qui était en face d'elle; car il est bien difficile de trouver des gens disposés à tenir, lorsqu'ils voient s'enfuir quelques uns des leurs." Xénophon, Helléniques, VII, 5, 23-24.
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