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    Modules > Famille et communauté dans le monde homérique > Maison et famille > Mariages, épouses et concubines

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    L'usage veut que ce soit plutôt le prétendant qui formule la demande de mariage et cela en offrant ces présents que sont les hedna. Par ailleurs, malgré la contradiction apparente, il semble bien que le mariage homérique ait pu être à l'occasion le prétexte d'un échange de dons: aux hedna offerts par le prétendant peuvent correspondre des présents offerts par les parents de la mariée. C'est le cas d'Altès dont on apprend, en Iliade, XXII 51, qu'il avait richement doté sa fille. Certains ont pu s'étonner de l'attestation de cette dernière pratique qui semble incompatible avec le don des hedna. Mais il faut rappeler que la poésie homérique mélange des usages et des données empruntés à des époques et à des lieux divers et cela pour en faire un système qui, s'il ne correspond à aucune réalité historique particulière, n'en définit pas moins un modèle idéologique cohérent.
    L'offre des hedna ne semble pas être une exigence impérative de la cérémonie du mariage. En Iliade, XIII 366, l'aède évoque le héros Othryonée, prétendant de Cassandre: arrivé à Troie, sans présent (anaednon), il s'engage à accomplir un grand exploit et cela suffit pour que Priam consente à lui donner sa fille.
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