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    Modules > Être prisonnier en Grèce classique et hellénistique > Des prisonniers libérés ou sauvés > L'évasion

    Le sauvetage par la force

    Quelques ex-voto grecs font mention avec une discrétion exemplaire de cas de sauvetages par la force ou la ruse.
    Il semble, d’après les maigres renseignements dont nous disposons sur le sujet, que l’évasion présentait de meilleures chances de succès lorsque les captifs bénéficiaient d’appuis extérieurs. Des inscriptions signalent l’intervention de petites troupes de civils qui n’hésitèrent pas à attaquer les ravisseurs pour libérer leurs victimes. Apulée, dans les Métamorphoses, raconte comment un jeune audacieux est parvenu à endormir à l’aide d’un soporifique les malfaiteurs qui avaient emmené sa fiancée.
    Le sauvetage par la force de civils emmenés par des groupes hostiles, des pirates en particulier, relevait parfois du devoir des chefs militaires. La récupération de captifs emmenés par des pirates ne pouvait être réalisée que par l’armée : les sauveteurs devaient disposer de bateaux aussi rapides que ceux des pirates et connaître les repaires des agresseurs en s’assurant les services d’espions.
    La libération par la force de captifs fut utilisée face à des brigands ou à des pirates. Elle n'a pas été employée face à une armée ennemie, capable de mettre en place d’importants dispositifs de sécurité pour garder les captifs et empêcher toute attaque de commando.
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