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    Modules > Être prisonnier en Grèce classique et hellénistique > Des prisonniers libérés ou sauvés > La libération de captifs par leur détenteur

    La libération sans condition de captifs

    La libération sans condition de prisonniers ne fut pas l’apanage de Philippe II : elle est attestée durant la guerre du Péloponnèse ; le tyran Denys de Syracuse y recourut au IVe siècle av. J.-C. pour conclure la paix avec des cités d’Italie du Sud ; plusieurs Diadoques firent de même.
    Xénophon résume les différents avantages de cette politique dans la Cyropédie : moins de bouches à nourrir pour le vainqueur et incitation par les soldats ennemis à se rendre plutôt qu'à combattre.
    A travers le traitement réservé aux captifs, deux généraux hellénistiques - Démétrios Poliorcète et Ptolémée - se livrèrent même, entre 312 et 306 av. J.-C., à une sorte de concours de générosité dont le gagnant devait apparaître comme le vainqueur le plus moral, et donc le plus digne d’exercer le commandement.
    Relâcher sans rançon des dignitaires religieux relevait d’un code moral identique : même un jeune rebelle comme Alcibiade n’osa pas transiger la règle et fit relâcher des prêtres et des prêtresses qui avaient été capturés en Asie mineure.
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