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    Modules > Être prisonnier en Grèce classique et hellénistique > Des prisonniers libérés ou sauvés > L'enrôlement des vaincus dans l'armée victorieuse

    Le document

    Référence : IG, II2, 657. A. Bielman, Retour à la liberté. Libération et sauvetage de prisonniers en Grèce ancienne, Paris, 1994, n° 20 (avec traduction française de l’ensemble du document), l. 1 et 19-27.
    Description : Deux fragments jointifs d’une stèle de marbre. Athènes. 283/2 av. J.-C.
    Contexte : En 283/2 av. J.-C., les Athéniens rendent un décret en l’honneur de leur concitoyen Philippides, poète comique d’une certaine réputation qui s’illustra sur la scène politique à la fin du IVe et au début du IIIe siècle av. J.-C.
    A la suite d’ennuis politiques, Philippides avait choisi, en 302/1 av. J.-C., de s’exiler ; il trouva refuge et protection à la cour du roi Lysimaque. A en croire le décret rendu en son honneur par les Athéniens, Philippides, qui vécut auprès de Lysimaque jusqu’en 286 av. J.-C., ne cessa durant toutes ces années d’intercéder pour Athènes auprès du monarque.

    "Sous l’archontat d’Euthios [...].
    Attendu que Philippides n’a cessé en toute occasion de prouver son dévouement envers le peuple […] ; qu’après la victoire remportée à Ipsos par le roi Lysimaque sur Antigone et Démétrios, il fit ensevelir à ses frais ses concitoyens qui avaient trouvé la mort durant le combat ; qu’il présenta au roi la situation de ceux qui étaient prisonniers, qu’il obtint leur libération, qu’il fit répartir dans les différents corps de troupe tous ceux qui voulaient s’enrôler dans l’armée, tandis qu’à ceux qui préféraient s’en aller, il donna des vêtements et de l’argent pour la route – pris sur ses propres biens – avant de les faire partir pour la destination de leur choix, et ils étaient plus de 300."
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