UniFR Logo
    Modules > Être prisonnier en Grèce classique et hellénistique > Des prisonniers monnayés > Autorités et captifs asservis

    Conventions et prisonniers asservis

    D’autres traités grecs conclus au terme de conflits se sont préoccupés du rachat de prisonniers asservis : il en est ainsi du traité passé entre les Romains et les Etoliens en 189 av. J.-C. : Rome exige des vaincus la restitution des soldats romains capturés et vendus.
    Une série de conventions datant du IIIe siècle av. J.-C. et liant Milet à des cités crétoises visent également à limiter la vente et l’achat de citoyens captifs. Le contexte dans lequel s’insèrent ces conventions n’est pas celui de la guerre mais des actes de piraterie. Les pirates crétois étaient fort actifs dans l’Egée au IIIe siècle : ils organisaient des raids au cours desquels ils enlevaient plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’individus. Ils revendaient ensuite leurs prises sur des marchés d’esclaves, en Crète notamment. En interdisant ou en réglementant strictement l’achat de Milésiens par les habitants des principales cités crétoises, Milet cherchait à réduire les effets négatifs de ces captures. La réciprocité (interdiction d’achat de Crétois par des Milésiens) n’est qu’un effet de symétrie des conventions.
Antiquit@s est un projet du Campus Virtuel Suisse - Contact : sandrine.codourey(at)unifr.ch & Centre NTE - Université de Fribourg - Suisse