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    Modules > Être prisonnier en Grèce classique et hellénistique > Des prisonniers monnayés > La vente et l'asservissement

    Statut juridique des captifs

    Le captif asservi ne se distinguait pas de ses compagnons d’infortune, esclaves de naissance. Son précédent statut de citoyen ou de citoyenne ne lui servait à rien. Il était privé de personnalité juridique et réduit au bon vouloir de son maître ; les familles étaient séparées, sauf peut-être les tout jeunes enfants que l’on laissait grandir pendant quelque temps auprès de leur mère avant de les revendre ou de les faire travailler ; on pouvait aussi les abandonner s’ils étaient jugés trop petits et trop faibles.
    Le principal espoir des captifs asservis résidait dans l’affranchissement. Quelques uns des prisonniers athéniens parqués dans les Latomies puis vendus (cf. Activité introductive au module) surent se rendre assez agréables à leurs maîtres pour bénéficier d’un affranchissement après quelques années de servitude déjà. Il arrivait aussi que le captif asservi rencontre par hasard l’un de ses anciens concitoyens ; celui-ci pouvait alors intervenir auprès du maître et obtenir l’affranchissement du captif asservi (cf. fiche 2.4) : une mésaventure de ce genre est relatée dans l’un des plaidoyers de Démosthène. Une fois affranchi, le captif asservi retrouvait son statut initial de citoyen.
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