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    Modules > Être prisonnier en Grèce classique et hellénistique > Des prisonniers monnayés > La rançon

    Montant des rançons

    Le montant de la rançon faisait normalement l’objet d’une transaction entre les captifs et leur détenteur. Dans les textes homériques, la rançon se chiffre en métal travaillé ou en bœufs. Plus tard, c’est au poids de métal précieux (or ou argent) que se calcule la rançon.
    Dans le cas de la garnison de Nisaïa rapporté par Thucydide, le montant de la rançon fut fixé par convention, au terme d’un accord entre les deux camps. En pareille situation, tous les captifs étaient libérés contre une somme identique. Certaines cités avaient peut-être même été plus loin et avaient établi un prix fixe des rançons : selon Hérodote, dans le Péloponnèse, à la fin du VIe siècle av. J.-C., la rançon d’un prisonnier valait deux mines. Toutefois, d’ordinaire, les prix variaient considérablement d’une rançon à l’autre en fonction des besoins matériels du détenteur et de la fortune des captifs, faisant de chaque situation un cas unique. Il est donc vain de chercher à déterminer le prix moyen des rançons, en le rapprochant par exemple des prix pratiqués sur les marchés d’esclaves. L’importance des données individuelles est soulignée dans les fiches 2.4 et 2.5. Parfois, les généraux recouraient à des indicateurs pour leur signaler les plus riches des captifs, ceux dont on pourrait exiger une plus forte rançon.
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