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    Modules > Être prisonnier en Grèce classique et hellénistique > Des prisonniers torturés et exécutés > Tortures et sévices

    Supplices : Phalaris, Alexandre, les Perses

    Dans les sources antiques sont essentiellement rapportées des scènes de torture qui ont frappé les Anciens par leur atrocité. Phalaris, tyran d’Agrigente, avait conçu un taureau de bronze dans lequel il plaçait ses ennemis avant d’allumer un feu sous l’animal : lorsque le métal devenait brûlant, les malheureux captifs grillaient lentement et mouraient dans des souffrances intolérables. Denys, tyran de Syracuse, ayant pris d’assaut une cité après une longue résistance, attacha le général ennemi à la plus haute machine de siège, le promena ainsi à travers la ville, le fouetta en public puis le noya avec les membres de sa famille. De même Alexandre s’emporta face au commandant de la place-forte de Gaza qui lui avait vaillamment résisté : il fit lier le général à un char par les talons et le traîna autour de la ville. Des Grecs capturés par les rois perses auraient été affreusement mutilés.
    Les outrages imposés aux prisonnières (et de manière générale aux femmes vaincues) sont présentés par Hérodote ou Thucydide comme une conséquence inévitable de la défaite. Toutefois, les allusions explicites aux agressions sexuelles des vainqueurs manquent dans les récits historiques, sauf lorsque ces actes sont attribués à des Barbares ou à des mercenaires violentant des Grecques.
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