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    Modules > Femmes et vie publique à l'époque hellénistique > En public, au service des arts et des métiers > Concours grecs et victoires féminines

    Grecques et hippisme

    […] gora ne fut pas la seule Grecque à gagner une épreuve hippique : plus d'une vingtaine de ses collègues sont citées par des sources littéraires et épigraphiques, entre le Ve siècle av. J.-C. et le Ier siècle apr. J.-C. Comment expliquer une présence aussi importante de femmes dans les épreuves hippiques et, par contraste, le nombre très restreint de témoignages relatifs à des femmes athlètes? Probablement parce que dans les épreuves hippiques, les femmes désignées comme vainqueurs s'étaient contentées de faire courir des chevaux qui leur appartenaient sans diriger elles-mêmes le char : elles étaient propriétaires de chevaux et non auriges. Il en allait d'ailleurs de même pour la plupart des hommes célébrés comme vainqueurs d'une épreuve hippique.

    Toutefois, il y eut des dérogations à cet usage : quelques femmes ont effectué personnellement quelques courses, notamment des courses de bige de poulains, attelages plus faciles à mener que des quadriges d'étalons. Attestées essentiellement à la base époque hellénistique et au début de la période impériale, les auriges féminines sont demeurées des figures d'exception. Conformément aux règles grecques régissant les rapports entre athlétisme et sexe féminin, il faut voir en elles des adolescentes, vierges et à peine pubères (âgées de 12-16 ans environ).
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