UniFR Logo
    Modules > Reflet d'une société : les habitants d'Avenches sous l'Empire romain > Société romaine, société helvète

    La pyramide sociale helvète

    "Dans toute la Gaule, il n’y a que deux classes d’hommes qui soient comptées pour quelque chose et considérées ; car, pour le bas-peuple, il n’a guère que le rang d’esclave, n’osant rien par lui-même et n’étant admis à aucun conseil. La plupart, accablés de dettes, écrasés d’impôts, ou en butte aux violences des grands, se mettent au service des nobles qui exercent sur eux les mêmes droits que les maîtres sur les esclaves. De ces deux classes, l’une est celle des druides, l’autre des chevaliers. […] (Pour ces derniers) l’éclat de leur naissance et de leur fortune se marque au dehors par le nombre des serviteurs et des clients dont ils s’entourent."
    César, Guerre des Gaules, VI, 13 et 15.


    Dans les provinces de l’Empire, les structures sociales romaines se sont superposées aux structures des sociétés indigènes préexistantes. Qu’en était-il des structures sociales de l’Helvétie pré-romaine, c’est-à-dire de l’Helvétie celte ?
    Les rares informations dont nous disposons sur le sujet sont dues à César dans son récit de la Guerre des Gaules.
    D’après César, la société gauloise présentait trois divisions principales :
    La pyramide sociale gauloise (pyramide A)

    A 1a et A 1b. Chevaliers et druides.
    L’élite sociale celte était constituée de deux groupes d'individus membres des clans aristocratiques, nommés respectivement par César les chevaliers (A 1a) et les druides (A 1b). Les premiers disposaient du pouvoir politique, militaire et économique et jouissaient de privilèges héréditaires. De leurs rangs émergeaient parfois des individus qui revendiquaient un statut royal. Le fait que les druides, c'est-à-dire les prêtres, aient eu la même origine sociale que les chevaliers indique que ces derniers s'étaient réservé également l'accès aux charges religieuses.

    A2. Le peuple (artisans, commerçants, paysans, etc.).
    Les droits du peuple étaient quasi inexistants ; ses représentants ne disposaient presque d'aucune initiative et n'étaient guère consultés. Les inégalités entre la première et la seconde classe sociale paraissent avoir été exacerbées par un système de clientélisme.

    A3. Les individus non libres (esclaves, serfs, débiteurs insolvables). Leur existence peut être supposée sur la base des propos de César. Leurs droits étaient probablement inférieurs à ceux du peuple.
    Lorsque les tribus celtes établies sur le territoire de la Suisse furent rattachées administrativement à l'Empire romain, les individus de naissance libre appartenant à ces tribus obtinrent, aux yeux du pouvoir romain, le statut de pérégrin.

    Notes


    Bibliographie pour la fiche
Antiquit@s est un projet du Campus Virtuel Suisse - Contact : sandrine.codourey(at)unifr.ch & Centre NTE - Université de Fribourg - Suisse