UniFR Logo
    Modules > Sources écrites de l'Egypte ancienne > Textes religieux : le contact des hommes avec les dieux

    Hymnes et prières

    Allons, chantons pour lui des hymnes !
    Lui qui a créé les dieux, les hommes et tous les animaux…
    Les textes religieux égyptiens ne sont jamais des traités ou des dissertations sur une question théologique. Aucun mythe n'est écrit en entier, il n'existe pas de texte dogmatique, fondamental. Toutes les compositions religieuses ont été rédigées dans un but concret ; elles sont destinées à être utilisées dans une situation précise.

    Les hymnes servent dans le culte. Les divinités, qui résidaient dans le ciel, étaient représentées sur terre par leurs statues consignées dans les temples. Ces statues nécessitaient un culte régulier. Matin et soir elles devaient être nourries, habillées, ornées et louées. D'importantes quantités de nourriture leur étaient offertes qui, après avoir satisfait les divinités, servaient à l'entretien des prêtres, des employés du temple et de leurs familles. Les dieux devaient constamment être servis et entretenus afin d'être capables de maintenir l'univers et de garantir la fertilité. La louange était un aspect important du culte. Des hymnes étaient lus, récités ou chantés. Ils s'adressent à la 2e ou la 3e personne à la divinité et la décrivent en des termes très flatteurs, énumérant les différents aspects mythologiques, les compétences et l'étendue du pouvoir. La longueur des hymnes est très variable, leur style est caractérisé par des phrases très courtes et des répertoires d'épithètes. À toutes les époques, des hymnes ont été composés ; ils nous sont parvenus soit sur papyrus, soit gravés dans les temples.
    Dès le Nouvel Empire, des hymnes adressés au dieu solaire Amon-Rê, à Osiris et à différentes autres divinités furent régulièrement inscrits sur des stèles funéraires ou sur les façades et les parois des tombes privées. Ils sont en général accompagnés d'une image qui montre le propriétaire de la tombe ou de la stèle les bras levés en signe d'adoration. L'évocation de ces hymnes fait alors office de prière ; souvent les épithètes soulignent la faculté du dieu d'écouter et d'aider le suppliant. La mention du nom et des titres du dédicataire indique qu'il attend de la divinité invoquée et vénérée protection et assistance dans son parcours funéraire. Les supplications directes sont rarement formulées, la louange hymnique est la façon la plus générale de s'adresser à une divinité. Il est possible que la pratique orale connût d'autres formes de prière qui n'ont pas été consignées par écrit.



    Bibliographie pour la fiche
Antiquit@s est un projet du Campus Virtuel Suisse - Contact : sandrine.codourey(at)unifr.ch & Centre NTE - Université de Fribourg - Suisse