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    Modules > Guerre sur terre et sur mer aux époques classique et hellénistique > Période classique

    La cavalerie

    "Si d'autre part il arrive que, deux infanteries étant rangées face à face en ligne de bataille, ou bien deux positions étant occupées par chacune, les cavaliers, dans l'intervalle, fassent des demi-tours, des poursuites et des retraites, ils ont coutume, en général, des deux côtés, en de telles évolutions, de sortir à lente allure des demis-tours pour prendre dans l'intervalle le galop allongé. mais si, après de telles démonstrations avancées, on fait au galop, en sortant des demis-tours, les poursuites, et encore au galop les replis, on aura le moyen de causer le plus de pertes aux ennemis, tout en restant normalement dans la plus grande surêté, ici par une poursuite au galop durant le temps qu'on est à proximité du gros ami, et là par un repli au galop pour s'écarter des positions fortes de l'ennemi." Xénophon, L'hipparque, 8, 23-24

    Durant la période classique, la tactique militaire grecque laisse un rôle réduit à la cavalerie. La Grèce du sud, montagneuse et dépourvue de plaine conséquente, ne dispose pas de cavalerie avant le milieu du Ve siècle. Aucune des forces grecques combattant les Perses à Platées (479 av. J.-C.) ne possédait de cavaliers. De leur côté, les puissances de Grèce centrale et septentrionale disposent très tôt d'une cavalerie nombreuse et réputée. Ainsi les Béotiens, les Phocidiens et les Locriens fournissent la cavalerie à la Ligue du Péloponnèse lors du catalogue des alliés présentés par Thucydide. La Thessalie et la Macédoine sont également réputées pour l'excellence de leurs chevaux et de leurs cavaliers.
    Certaines cités, comme Athènes, entreprennent au milieu du Ve siècle la constitution d'un corps de cavalerie. Cette dernière en possède un lors de la guerre du Péloponnèse. Il s'avère cependant inférieur à ses homologues béotiens ou syracusains. En Sicile, les Athéniens doivent principalement compter sur leurs alliés locaux pour leur fournir cavaliers ou chevaux.
    La cavalerie est surtout employée dans des missions de reconnaissance, pour garder les flancs vulnérables de la phalange et pour harceler l'armée ennemie. Elle est aussi très efficace lors des poursuites. A Athènes, ce sont les riches, dont les moyens sont suffisants à l'entretien d'un cheval, qui servent dans cette arme. L'organisation et le rôle de la cavalerie athénienne est bien connue grâce au traité de Xénophon, l'hipparque.
    Dès le début du IVe siècle av. J.-C., l'usage de la cavalerie se répand dans la plupart des cités parallèlement à celui des peltastes. Sparte dispose d'un corps de cavalerie qui prend part à la bataille de Leuctres (371 av. J.-C.). Le peu de considération des Lacédémoniens pour cette arme est cependant nuisible à la qualité de cette dernière.




    Bibliographie pour la fiche
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