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    Module > Epigraphie grecque > Quelles sont les principales inscriptions ?

    Les épitaphes

    Les premières inscriptions funéraires, appelées aussi épitaphes (epi, sur + taphos, tombeau) apparaissent au cours de l’époque archaïque (à partir de la seconde moitié du VIIe s. av. J.-C.). Ces inscriptions étaient gravées sur une stèle ou un monument souvent décoré d’un relief montrant parfois le défunt faisant ses adieux à la famille. L’art funéraire attique atteint son apogée aux Ve et IVe s. av. J.-C. jusqu’à ce que Démétrios de Phalère, en 317/16, en vienne à interdire l’érection de monuments funéraires richement sculptés (cf. Cicéron, Lois, 2, 64-66). Depuis ce moment-là, les épitaphes ont été de préférence gravées sur de simples colonnettes, moins onéreuses.

    Ces inscriptions s'adressaient souvent au passant et contenaient généralement :

  • le nom du défunt dont les dénominations les plus complètes apparaissent comme suit :

  • Homme de naissance libre
    Femme de naissance libre

    Le nom au nominatif suivi du patronyme au génitif : “x, fils de z”.

    Le nom des citoyens athéniens pouvait aussi comporter un démotique, c’est-à-dire un adjectif tiré du nom du dème d’appartenance. Toutefois cet usage n’est pas fréquent avant le IVe s.: “x fils de z du dème de y

    Si le défunt était étranger, le démotique pouvait être remplacé par un ethnique, c’est-à-dire un adjectif tiré du nom de la cité d’origine: “x fils de z de la cité de y”.

    Le nom au nominatif parfois suivi de la dénomination du père au génitif (nom, patronyme, [démotique]): “x, fille de z fils de y [du dème de w]”.

    Le nom de la femme pouvait aussi être complété par un ethnique et par la dénomination de son mari: “x, fille de z fils de y [du dème de w] épouse de a [du dème de b]”.

    N. B. Ce ne sont pas toujours les dénominations complètes qui ont été inscrites sur les stèles. Les noms des femmes et des enfants sont souvent plus courts et ne comprennent parfois qu’un seul nom.

  • le métier

  • le nom du ou des dédicant(s)

  • une réflexion sur la mort amère, la brièveté de la vie ou sur l'inéluctabilité du destin

  • des allusions plus ou moins précises aux circonstances particulières du décès.
  • Ces inscriptions étaient en prose ou en vers et pouvaient comprendre la formule: "Voici le mémorial de ..."

    D’une manière générale, les épitaphes sont d’un intérêt considérable pour l’onomastique, la prosopographie et l’histoire sociale (parenté et stratégie familiales). La grande majorité des noms sont ceux d’hommes de naissance libre, les inscriptions funéraires des femmes et des enfants sont moins fréquentes, celles des esclaves sont quasi inexistantes.





    Bibliographie
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